|
La Tortue boettgeri (dite Tortue des Balkans) est une espèce cousine de la tortue française, qui a seulement quelques petites différences.
Dans un premier temps cette espèce est de couleur bien plus claire au niveau de la dossière avec une teinte plutôt jaune pâle et verdâtre…elle est de taille adulte bien plus grosse (env. 26 cm pour les femelles et 19 cm pour les mâles). Au niveau du plastron on la distingue de la hermanni à partir du sillon médian au niveau des plaques pectorales et fémorales (voir schéma ci-dessous). On retrouve aussi sur le plastron contrairement à sa cousine française deux bandes noires discontinues ; mais elles ont deux caractéristiques communes qui sont l’écaille supracaudale divisée et une griffe au bout de la queue.

Dossière d’une boettgeri et d’une hermanni. |
Plastron d’une boettgeri et d’une hermanni. |
L’écart est différent chez les deux espèces.

Plastron d’une boettgeri. |
|
On retrouve l'Eurotestudo boettgeri en Grèce, sur le coté européen de la Turquie, dans les pays des Balkans ainsi qu’en Bulgarie et à l’extrême sud de la Roumanie. Elle occupe un biotope constitué de garrigues et maquis méditerranéens qui lui permettent de se réfugier contre ses prédateurs, mais on la retrouve aussi dans les prairies et les lisières de forets.
La tortue des Balkans, comme sa cousine française, est une tortue très résistante au climat européen, à savoir aux hivers très froids et aux étés très chauds ou elles iront estiver dans des endroits humides, à l’ombre. Son alimentation est essentiellement herbivore. Les accouplements s’effectuent dès la sortie d’hibernation et les femelles pondent vers la mi mai ainsi qu’en automne. Les pontes sont généralement constituées de 5 à 7 œufs et la durée d’incubation est de 60 jours environ.
Cette espèce est inscrite en Annexe 2 de la Convention internationale de Washington.
Elle souffre en France de l’hybridation avec la tortue hermanni qui peut être à long terme un facteur de sa disparition.
.
|